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Prix Sorcières 2022 : catégories « Carrément beau, Mini et Maxi »

Le prix Sorcières est un prix littéraire français qui distingue chaque année, depuis 1986, une œuvre de la littérature jeunesse. Il est décerné par l’Association des librairies spécialisées pour la jeunesse (ASLJ) et par l’Association des bibliothécaires de France (ABF).

Catégorie « Carrément beau Mini » :

La Nuit de la fête foraine

Mariachiara Di Giorgio (illustrations), Gideon Sterer (texte)

Que se passe-t-il la nuit, lorsque la fête foraine a fermé ses grilles ? Approchez et LA NUIT DE LA FÊTE FORAINEobservez…  Les animaux de la forêt y ont pénétré en secret !

Dans le grand pré, une fête foraine s’est installée. Les animaux de la forêt observent tous ces humains qui mangent des barbes-à-papa et montent sur des chevaux de bois. À la tombée de la nuit, ours, lièvres, ratons-laveurs et sangliers pénètrent dans le parc. Ils testent la grande roue et grimpent dans les montagnes russes ! Il s’enivrent de sensations fortes et de plaisirs sucrés jusqu’au lever du jour où, un peu sonnés, ils regagnent leur clairière.

Dans la lignée de Profession crocodile, et illustré par la même talentueuse artiste Mariachiara Di Giorgio, La Nuit de la fête foraine est un album tout en images, sans texte. Chaque détail est savoureux à observer, et le lecteur se plonge dans cette ambiance de fête à la fois joyeuse et poétique, le temps d’une parenthèse enchantée.

Catégorie « Carrément beau Maxi »

Le plus bel été du monde

Delphine Perret (texte et illustrations)

LE PLUS BEL ÉTÉ DU MONDEDelphine Perret raconte un été qu’un enfant passe avec sa mère, dans la maison de ses grands-parents. Un été parmi d’autres, qui n’a finalement rien d’exceptionnel mais qui, grâce au talent de l’autrice illustratrice et à cette éternelle capacité d’émerveillement de l’enfance, devient « le plus bel été du monde ».

Mère et fils, complices, partagent ensemble des moments fugaces, drôles ou tendres, d’une infinie simplicité et beauté : la découverte des oiseaux et des insectes, la cueillette des mûres, l’araignée dans la salle de bains et bien d’autres encore. Des instants dans lesquels tous les enfants se reconnaîtront (même ceux qui n’ont pas de grands-parents à la campagne…). Savoir lacer ses chaussures prend du temps. Grandir aussi. Cet album raconte ni plus ni moins toutes ces saisons qu’il faudra à un enfant pour s’inscrire dans le monde, trouver sa place dans sa famille et dans la nature.

Un album universel sur la transmission, l’apprentissage et la complicité du temps partagé entre adulte et enfant.

Lauréats du Prix Sorcières : à suivre

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Des nouveautés à la bibliothèque de LFL

3 versions différentes du Vilain petit Canard, de ou d’après Andersen.

Les enfants, surtout les petits – CP – CE1) sont toujours très étonnés de voir qu’il peut exister plusieurs versions d’une même histoire.

Sans vouloir entrer dans la pédagogie – ce qui n’est pas notre propos -, il est tout de même très intéressant de montrer des albums, parfois très différents par la présentation, par l’illustration, et même par le texte.

Une version classique, illustrée par Delphine Grenier, chez Didier Jeunesse

Un soir que le soleil se couchait glorieux, toute une foule de grands oiseaux superbes sortit des buissons ; le canet n’en avait jamais vu de semblables : ils étaient d’une blancheur éblouissante, ils avaient le cou long et souple ; c’étaient des cygnes. Le son de leur voix était tout particulier : ils étendirent leurs longues ailes éclatantes pour aller loin de cette contrée chercher dans les pays chauds des lacs toujours ouverts. Ils montaient si haut, si haut, que le vilain petit canard en était étrangement affecté ; il tourna dans l’eau comme une roue, il dressa le cou, le tendit en l’air vers les cygnes voyageurs et poussa un cri si perçant et si singulier qu’il se fit peur à lui-même.

Qu’il est difficile d’être un vilain petit canard ! Humilié, houspillé, battu, chassé, il manque mourir de froid, de faim, de tristesse, avant que de découvrir sa véritable nature.
Ce texte d’Andersen est l’un des plus poignants qu’il ait écrit. On ne peut que compatir au destin de cet être innocent, qui vit une véritable descente aux enfers. Mais quel soulagement et quel bonheur, lorsque se déploient ses ailes et que son calvaire prend enfin sens ! Ce grand classique de la littérature enfantine touche à des questions fortes et intimes ; il reste un texte fondamental et universel.
Delphine Grenier donne un souffle puissant à l’histoire : l’on passe du vert tendre, temps de l’éclosion et de la protection maternelle aux tons sépias et rouges mettant en scène la fragilité du canet face à la hargne de la basse-cour. Elle utilise une technique mixte (peinture à l’huile et monotype, rehaussés d’un peu de collage) qui fait de chaque planche un tableau à la fois classique et résolument moderne.

Le Vilain petit canard, illustré par Olivier Tallec

Adaptation d’Héloïse Chouraki et Arnaud Valois d’après le conte d’Andersen

Raconté par Arnaud Valois. Musique d’Étienne Daho

Contient 1 CD audio. Durée d’écoute : 32 mn

À peine est-il sorti de sa coquille que ses frères se moquent de lui! Mais le vilain petit canard n’a pas dit son dernier mot…
Le célèbre conte d’Andersen revisité avec humour par Héloïse Chouraki et Arnaud Valois, somptueusement illustré par Olivier Tallec et mis en musique avec sensibilité par Etienne Daho.

 

 

Le vilain petit canard, raconté par Claude Clément et illustré par Battut, au Seuil, dans la collection Petits contes du Tapis.
Il était une maman canard qui couvait ses œufs bien tranquillement. Un jour, cric, crac, ses canetons veulent sortir ! Mais le dernier prend son temps et quand il sort enfin, sa maman le trouve bien grand et bien laid…

Un grand classique du répertoire d’Andersen, qui pose la question de la différence et de l’identité, chère aux plus petits. Illustré avec poésie par Eric Battut.

Les petits contes du tapis, C’est une collection, éditée au Seuil Jeunesse, d’albums tout-cartonnés très grand format, muets pour l’enfant, parlants pour l’adulte, à lire par ce dernier comme un kamishibai, ce théâtre d’images japonais. La dernière page du livre concentre sur elle tout le texte, tout le récit, de l’histoire à conter… elle est toujours à portée d’yeux de l’adulte lecteur-conteur, qui narre donc le conte, tandis qu’il tourne, au fur et à mesure, les pages où l’enfant, placé en face, lit les images en toute autonomie et boit ces mots. Un joli répertoire pour cette entrée visuelle et orale dans l’univers des contes…

Très pratique et très facile à utiliser avec des petits.

 

 

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Thème Radio : émissions 69 et 70

Émission 69 du 1er mars 2022.

Deux livres qui nous parlent de l’Afrique…

Un roman de Le gardien des Moabis de Céline Jacquot, aux éditions Le Muscadier, nous est présenté par Roselyne.

Le gardien des moabis Opalivres - Littérature jeunesse

Sonja nous parle de  l’album  L’Afrique, petit Chaka, de Marie Sellier et Marion Lesage, publié par la Réunion des Musées nationaux.

Afrique Petit Chaka par Sellier

Émission 70 du 8 mars 2022

En ces temps de Carnaval, Roselyne nous emmène en voyage avec Vol à Venise, de Géraldine Eischner et Anja Klauss édité par l’Élan vert.

Vol a venise

Anne-Marie nous présente Grands, méchants et pas contents, de Davide Cali et Mauréen Poignonec chez ABC Mélody.

Grands, méchants et pas contents